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Développement urbain à St-Lambert
Classé sous : Socio-commentaires
Les élections municipales ne se tiendront qu’en novembre prochain, or, on sent déjà la soupe chauffer à St-Lambert avec comme base, un bouillon au goût de développement urbain. Deux visions s’affrontent : le développement et… les critiques du développement.
Ah que j’aimerais avoir l’histoire complète des deux côtés, sans artifices, ni exagérations, ni campagnes de peur; que les faits! Qu’on ME laisse juger et décider svp! Qu’on fasse confiance à mon intelligence !
On y gagnerait tous d’avoir plus de rigueur dans la communication des tenants et aboutissants –que j’aime cette expressions!– dans ce dossier.
Pas évident, donc, pour le citoyen intéressé que je suis de me faire une idée objective et complète des deux positions qui s’affrontent dans ce projet de développement à St-Lambert. Développement ou statu quo. Action ou inaction. Déjà que le développement urbain, c’est pas très convivial comme sujet…
Pour le moment, à défaut d’entendre une vision constructive du groupe d’opposition (la Coalition du NON), le projet de développement a mon app-oui. (s’cusez le jeu de mot; c’est parce qu’il y a un référendum sur la question dans un mois).
Côté nourrissant – le camp du OUI
D’un côté, on a un groupe au pouvoir qui vise à valoriser le petit 2 % du territoire que la municipalité possède et avec lequel elle peut agir–car en fait, ça vise trois pôles névralgiques qui logent présentement des édifices vétustes et à l’abandon : la zone Riverside/Argyle, le secteur Grand Trunk et l’entrée nord-est de la Ville, là où est située l’ancienne usine ItalGlass. Le plan proposé veut aussi mettre la table pour que des projets de développements futurs puissent se réaliser à ces deux ou trois endroits précis de la ville.
Revitaliser ces secteurs délabrés, ça ne me paraît pas être une si mauvaise idée! D’autant plus que quiconque voudra s’y installer aura la gare tout près pour voyager en ville. Comme concept, c’est attirant!
Le plan proposé a des avantages évidents : faire disparaître les cicatrices actuelles du plan urbain, accueillir une couple de centaines des nouvelles familles grâce à des projets de développement attirants, accroître l’assiette fiscale de la municipalité qui a en a bien besoin (nos taxes ont plus que doublées depuis le fiasco des fusions-défusions; merci l’aglo!).
À moi, ça me paraît assez évident. Alors, où est le problème ?
Hauteur !
Ah oui, on parle de hauteur dans le pan proposé : de 4 à 8 étages pour les nouveaux édifices. Hum… 8 étages, c’est haut.
En me promenant, je vois déjà des édifices à 8, 9, 10 et 12 étages à St-Lambert. Je vois aussi une courbe démographique qui accentuera la demande pour des logements au cours de la prochaine décennie… et bien des propriétaires fonciers dont les enfants auront quitté le douillet nid familial qui voudront vendre leur cottage pour aller vivre en condo. Pourquoi, effectivement, ne pas préparer le terrain pour garder ces boomers chez nous à demeure dans des édifices à condos qui les accueilleraient ?! Mais 8 étages, c’est haut ! Alors, je me suis informé.
Un plan d’urbanisme, c’est accompagné de règlements. Le citoyen que je suis apprend ça; c’est deux choses séparées. Dans ces règlements, il y a toutes les règles qu’un promoteur doit respecter pour proposer un projet aux autorités de la ville –et à St-Lambert, l’autorité c’est l’impitoyable Comité consultatif d’urbanisme!
De fait, après avoir fait quelques recherche auprès des responsables à la Ville, la refonte des règlements qui accompagne le nouveau plan d’urbanisme impose tant de contraintes que la possibilité des 8 étages sera tout vraisemblablement limité au secteur Riverside/Argyle, là même où il y a déjà des édifices de 9, 10 et 12 étages.
Alors, pourquoi des rumeurs farfelues de grattes-ciel dans le parc de la voie maritime circulent-elles ?!?! Qui sort de telles inepties si ça ne tient que de la rêverie et du monde imaginaire? Ou de la mauvaise contre-action politique ?

Côté givré – le camp du NON
De l’autre côté, on a un groupe qui vise… qui vise quoi au fait? À part critiquer de façon fort négative et destructive, et souvent exagérée, les propositions de l’administration actuelle –je passerai sous silence les frasques de ses leaders au Conseil de ville; ça ne ferait que discréditer d’avantage leur opposition– on ne voit pas grand chose d’informatif sortir de ce camp. Bien malheureusement d’ailleurs, car je suis convaincu des bienfaits d’une saine opposition en démocratie.
Si on lit et si on écoute les leaders du comité Vert St-Lambert –les leaders de la Coalition du NON–, on doit conclure que la critique est acerbe et facile, mais certes peu constructive –je le répète, c’est dommage. J’attends toujours la présentation de leur vision sur ce qui pourrait être une alternative au plan d’urbanisme qui est sur la table. Il faut aller bien plus loin que de plugger les mots « développement durable » et « projet rassembleur » pour m’attirer à leur cause.
S’il y a quelque chose de déterministe et de parfaitement défini, je l’ai appris au cours des derniers mois, c’est bien un plan d’urbanisme et ses règlements afférents. Tout est cadastré, chiffré, mesuré, étiqueté et basé sur des rôles bien précis attribué à chaque parcelle de terrain. Comment, alors, peut-on ne pas avoir des commentaires plus précis ou plus élaboré dans ce contexte ?
Non, le camp du NON, pour moi, c’est non.
Statu quo inacceptable
Pour l’instant donc, je n’entends de la vision du NON que le statu quo. Or, ce statu quo, il ne m’intéresse pas. Je veux voir disparaître « Italglass » et les immeubles délabrés de Grand Trunk. Je veux voir grandir de beaux nouveaux secteurs dans ma belle petite ville. Je veux accueillir de nouveaux couples et de nouvelles familles, les voir s’installer près de la gare, prendre le train matin et soir pour aller travailler, faire leur course à pied au village… Ajouter au charme de notre petite ville. Je ne vois pas le problème avec le plan proposé, bien au contraire.
Je suis ouvert et j’appuie à 100 % l’idée d’une opposition –bien sûr! Ce serait le comble, cependant, s’il nous fallait une opposition à l’opposition pour remettre les faits au centre de l’histoire et pour préserver ne serait-ce qu’un semblant d’objectivité dans ce débat.
Message aux deux côtés
La décision est importante. Un plan d’urbanisme est un instrument essentiel de développement urbain, si aride et si technique puisse-t-il être. À vous mesdames et messieurs les leaders municipaux et leaders de « l’opposition » de nous informer objectivement et de façon claire et compréhensible des tenants et aboutissants de ce vote que nous aurons à exercer le 3 mai prochain.
Aux deux côtés : svp n’insultez pas mon intelligence, ni celle de mes concitoyens. Donnez-moi, donnez-nous, les faits–tous les faits–pertinents; présentez des scénarios réalistes, probables; parlez de l’avenir sans exagération, racontez l’histoire honnêtement. Sur ces bases, St-Lambert enregistrera un vote informé.
Commentaires
4 réponses à “Développement urbain à St-Lambert”
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Note : pour les intéressés, le site de la ville fournit beaucoup de documentation concernant le plan proposé.
Discussions animées et intéressées sur 51450Mtl.blogspot.com !
Faut aller lire !
Je suis totalement pour le plan de revitalisation urbain. Il est temps de faire cesser cet espèce de consanguinité de village et accepter que Saint-Lambert doit se développer. Cette ville est la plus belle et la plus pratique de la rive-sud, c’est normal que plus de gens veulent y résider et il faut leur donner les moyens de le faire. Plutôt que de laisser des espaces délabrés et privés ne servir à rien rendons les utiles et développons-les. Cette idée de rester petit, entre nous, dans le statut quo est lamentable. Il est temps de se réveiller et de s’adapter aux réalités de l’étalement urbain. Plus de développement veut également dire plus de revenus pour la ville et cela va profiter à l’ensemble des citoyens.
Le seul truc que je trouve absolument pathétique est que nous sommes entrain de nous déchirer sur cette question en plus de dépenser des centaines de milliers de dollars inutilement (rappelons que l’hiver dernier des trottoirs n’ont pas été déneigés pour permettre à la ville de sauver 45 000$) pendant que le scandale du Country Club passe totalement inaperçu. Le maire, membre du club, doit rire dans sa barbe. Un scandale de taxes foncières totalement dérisoires sur fonds de conflit d’intérêt qui passe comme dans du beurre. Arrêtez de me dire que Saint-Lambert à besoin d’argent, on n’arrête pas d’en jeter par les fenêtres…
NOTE DE L’ÉDITEUR : Monsieur? Madame? C’est si facile de signer un commentaire ! Pourquoi ne pas le faire ? J’ai quand même décider de permettre la publication de votre opnion, mais svp, la prochaine fois, identifiez-vous !
Position du camp du OUI sur leur blogue officiel.