tuelle_mortier.JPG Faire du sablage, c’est cochon. Tirer des joints, c’est encore pire, mais alors là, faire de la brique et du mortier, c’est rien de moins qu’une solution pour effacer ses propres empruntes digitales!

N’arrêtant devant rien, je me suis mis à la truelle en fin de semaine pour remonter une partie de mur de briques que j’avais dû démolir.

C’est la tâche la moins agréable à date. Oui, oui, encore moins que tirer des joints et nettoyer la poussières qui vient avec.


Pendant le montage.JPGOh, c’est pas qu’il y en avait beaucoup de briques. Moins de 200, en fait –faut connaître le nombre car pour savoir combien de poches de mortier acheter, les mesures sont exprimées en quantité de briques à poser! Ça ne serait pas plus logique et facile si on devait utiliser la surface à couvrir??

M’enfin, nonobstant le système de mesure, je me suis quand même tapé 3 visites chez Coupal dans la même journée : les 2 premiers sacs, l’achat de 2 sacs supplémentaires, le retour du 4e sac qui s’est avéré de trop!

Intéressant, sur le sac, c’est clairement indiqué : ATTENTION CORROSIF.

- “Me demande pourquoi… c’est pas juste du sable et un peu de colle?”

Huit heures et mille coups de truelle plus tard, je répondrai par une question : “Pourquoi le papier sablé est-il si efficace?” Je confirme donc l’évidence : l’effet du mortier est le même que celui du papier sablé : ça use! Mes doigts sont vachement blessés, usés à la chaire, ouverts et craquelés. Bref, quand c’est marqué sur le sac de mortier de mettre des gants, c’est pas de la frime.

Défi de la dernière brique.JPGApprendre de la brique
Avant de débuter, je me suis dit que j’allais rencontrer deux défis : garder le niveau horizontal et poser les 2, 3 dernières briques à cause du plafond. Le premier défi est simple à gérer avec un long niveau… à vérifier à chaque rangée.

Le deuxième défi est resté un défi jusqu’à la fin. Même après la fin, je demeure sur ma faim. Pas très satisfait. Mais, bon, que voulez-vous. Pas facile…

La fin m’a aussi appris l’existence d’un 3e défi –après avoir terminé, on regarde toujours notre travail en espérant découvrir d’une gargantuesque fierté que le boulot est parfait… ahum!– : garder la verticale! Constat : on a beau se tracer une ligne verticale le long d’un mur (pour monter notre mur droit!), la verticale peut varier au centre du mur aussi et ainsi ballonner comme un ventre repu. Attention! Du mortier, ça prend rapidement. Pas de marge de manoeuvre.

Bref, content d’avoir fini avec les nouveaux métiers (pour moi). Je retourne au bois et à la peinture, reste à poser deux portes, des moulures et un plancher, puis faire de la peinture. Après –en juillet ?– fiston aura enfin sa chambre à lui.

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