Savon Sunlight

Ça fait dix (ou quinze?) ans que je sens le Sunlight. Sans le savoir.


J’ai été fidèle à un savon à linge depuis toutes ces années. Un peu par défaut, je l’avoue. Par défaut, oui, parce que je n’avais aucune intention d’être fidèle au départ. Seulement, je n’avais non plus aucune intention d’allouer une seule minute de ma vie à magasiner une telle chose : du savon à linge! J’achetais machinalement la grosse boîte jaune. Une rencontre fortuite entre moi, dans l’allée de la lessive, et elle, un jour de vente à rabais, a probablement sellé notre sort, Sunlight et moi. Notre entente était propre.

Or récemment –merci au Concours Stratégies–, j’ai rencontré LaParisienne–on connaît mon faible pour tout ce qui est français…

Savon LaParisienne
Pour ces vertus bio dont on me vantait les bienfaits, je me suis laissé allé et suis finalement tombé proie à l’infidélité. LaParisienne et moi formons désormais un couple. Adieu la grosse boîte jaune.

Or, stupeur, je me sens! Je trouve que je sens maintenant le savon à plein nez! Je pensais donc :
- “Pourtant, je n’en mets seulement qu’une demi-quantité comme me le recommande Protégez-vous.” (c’est aussi efficace et ça permet d’économiser!)
- Au nez, comme ça, La Parisienne n’est pas plus parfumée que mon ancien Lumineux Soleil…“

Je me suis même surpris à m’approcher très près d’une boîte de Tide l’autre jour dans cette même allée de la lessive. Sniff, sniff, non. Pas plus parfumé…

Seule explication : l’ancienne odeur… je m’y étais habitué. J’y étais totalement conditionné. Je ne la sentais plus du tout. Comme la tante Irma et son parfum dont elle s’asperge de plus en plus chaque jour parce qu’elle non plus ne le sent plus.

Effroi! Est-ce à dire que j’ai senti le Sunlight toutes ces années? Ça doit.

Alors, que tirer de tout ça? Je retourne à mon Lumineux Soleil? Je me laisse apprivoiser par la nouveauté? Ou je tombe dans l’excès et j’essaie tous ces foutus savons à linge? Et moi qui ne voulait pas passer de temps à m’en faire pour du savon à linge… Serais-je tombé entre les griffes des « marketeux »?

M’enfin, je sens peut-être, mais au moins, je suis plus bio!

Commentaires

2 réponses à “Sentir le Sunlight sans le savoir…”

  1. Bettina Soulez a écrit le 23 déc 2007 à 4:57

    Très sympa, ce texte que personne n’a pensé à commenter !
    Merci pour l’envoi vers « la mort d’une huître », texte qui intéresse toujours beaucoup en hiver.
    A +

  2. François La Roche a écrit le 23 déc 2007 à 11:56

    Ah, la pérennité des textes le Web…
    Merci, justement, d’en avoir laissé un commentaire. Heureux de savoir que les clins d’oeil humoristiques voyagent bien outre-mer.
    À la prochaine!

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