(Contexte : je suis en voyage d’affaires à Paris pour 2 semaines)

Mon Mac, mon iPod, un branchement Internet. Je suis autonome et je n’ai besoin de personne : choix de resto, services en ligne, activités de weekend, cartes d’accès, carte du métro, etc. J’ai tout ce qu’il me faut au bout des doigts.

Tout ?

Combien de temps puis-je durer à vivre comme ça, isolé dans mon monde électronique? Certes, je passe de nombreuses heures à bosser chez mon client avec beaucoup de monde autour. Hormis l’accent et quelques pratiques de vie un tantinet différente de chez nous, la vie est la même. Mais quand j’en sors, et particulièrement ce weekend, je ne connais pas grand monde è Paris et socialement, je suis pas mal à mon compte, c’est le cas de le dire!

Il est facile de trouver un branchement Internet dans Paris. Facile ainsi d’avoir l’ impression d’être parmi le monde, informé, à jour, impliqué dans la société, quoi. Mais en réalité, je n’ai pas discuté avec personne depuis deux jours, sauf quelques échanges polis ici et là. Est-ce sain? Combien de temps ça peut durer?
Drôle de sentiment, alors, d’être dans un bistro à 18h un dimanche soir à Paris avec mon Mac en train d’y verser ces réflexions dans le monde numérique attablé avec une bière. Drôle en effet de voir, voire d’observer, les gens autour de moi parler normalement entre eux. Drôle, considérant que j’ai à ma table… personne! Et eux, ils sont 6 ou 8…

Ouverture d’une parenthèse.
Les jeunes sortent en gang! Et par jeunes, j’entends moins de 30 ans, pas moins de 20! Il y a des groupes de chums partout. 5 à gauche, 8 à droite, encore un groupe de 8 ou 9 là-bas. Peu de couples, beaucoup de groupes. Faut dire que ce n’est certes pas désagréable de s’écraser dans un bistro avec des potes. Nous à la place de bistros, on a des dépanneurs aux coins des rues de quartier…

Autre parenthèse.
La mode des gars en veston arborant le foulard en guise de seule protection contre le froid est toujours bien à la mode à Paris! Très cliché franchouillard comme look, mais ça a l’air de rester un look branché. Ça survit les époques, quoi.
Fermeture des parenthèses.

Mais je n’ai pas l’impression d’être seul! J’ai Cyberpresse sous les yeux et Radio-Canada pour me garder au courant des grands nouvelles de chez nous. Je lis les blogues de mes pots pour connaître ce qui se discuter par chez nous, je peux avoir ma blonde sur Skype à n’importe quel moment. De quoi je me plains alors?

Ouvertue d’une autre parenthèse…
Peut-être de la boucane de cigarette! Toujours omniprésente à Paris. Qu’est-ce que le monde fume ici.
Fermeture de la parenthèse.

Simple… je ne peux pas me passer de parler à du monde. LIVE ! D’ailleurs toute personne normalement constituée doit parler à un autre être humain un jour! À preuve, je me fais pote avec le gars du dépanneur prêt de l’hôtel, les serveurs des bistros (sauf un!) Quel philosophe disais que la différence entre les hommes et les animaux est son insatiable besoin social (ma philo de CEGEP est loin…)

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