sept
27
J’haïs les huitres
Classé sous : Consommation
Il n’y pas grand chose que je n’aime pas manger. Mais les huîtres! C’est encore plus sûr que jamais maintenant. Lisez ceci, pris sur le blogue de Bettina Soulez…
Qui a bien pu être la première personne à manger une huitre? Sûr, ça doit être l’ancêtre du producteur de Fear Factor…
J’haïs les huîtres.
Commentaires
4 réponses à “J’haïs les huitres”
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j’aimais les huîtres…
Je connaissais Bettina par un de ses livres:
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2708127365/aubonsenscom-21
que je recommande si vous devez lire vite et bien.
un petit poème de Francis Ponge pour ‘éponger’ (!) le dégoût:
L’huître
L’huître, de la grosseur d’un galet moyen, est d’une apparence plus rugueuse, d’une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C’est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l’ouvrir : il faut alors la tenir au creux d’un torchon, se servir d’un couteau ébréché et peu franc, s’y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s’y coupent, s’y cassent les ongles : c’est un travail grossier. Les coups qu’on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d’une sorte de halos.
A l’intérieur l’on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d’en dessus s’affaissent sur les cieux d’en dessous, pour ne plus former qu’une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l’odeur et à la vue, frangé d’une dentelle noirâtre sur les bords.
Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d’où l’on trouve aussitôt à s’orner.
F. Ponge, Le Parti pris des choses, 1942
Joli poème. Presque qu’ennivrant.
Mais poème, pas poème, j’haïs toujours les huîtres! J’ai vu mon paternel et mon fangin s’en engouffrer des douzaines sans broncher et non sans en laisser reconnaître un peu plus tard chaque fois le passage par leur système digestif respectif… Non, les huîtres, pas pour moi merci.