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27
Incroyable. Qui paierait pour ça?
Classé sous : Consommation, Socio-commentaires
Dans la catégorie Gag (il faut qu’il en soit), on trouve maintenant : DNA Art. Si vous ne connaissez pas, dépêchez-vous d’aller voir ce produit… très personnalisé.
Alors, vous y êtes allés? Non? Alors, allez-y maintenant! Je vous attends, mais revenez déposer un commentaires après!
(…sifflement pendant la visite…)
Bon. Alors?
Non mais, vraiment! Idées attirante au départ. Surprenante. Innovante. On aime à priori, mais pensons-y : qui va aller donner son véritable ADN à une firme inconnue pour se voir immortalisé sur un mur en petites barres horizontales de multiples couleurs. Qui va payer pour ça? Y a-t-il des gens débiles comme ça?
C’est quoi le gag? Le FBI subventionne-t-il cette entreprise (bonjour la théorie de la Grande conspiration!)? Où est-ce que l’entreprise est aussi débile que les clients qu’elle s’attend attirer en pensant faire de l’argent avec ça? Est-ce Google est derrière ça dans l’optique d’aller s’approprier LE contenu ultime d’un individu?
Je vois déjà le tableau (!)…
- Vous êtes accusé d’un délit. On se précipite dans votre salon pour vous identifier grâce à votre « oeuvre ».
- Vous mourrez dans un grave incendie. Le coroner vient comparer ses notes dans votre salon.
- Votre couple se sépare. Les avocats de la partie adverse se précipitent sur le tableau pour prouver votre paternité… et ainsi devoir payer vos dus à votre ex.
Et si c’était l’ADN de votre chien que vous décidiez d’illustrer!
Commentaires
4 réponses à “Incroyable. Qui paierait pour ça?”
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on touche au paroxysme du narcissisme là je pense.
Conversation fictive, dans un condo du Plateau Mont-Royal:
Marie-Édouard Dumoustillon: Ouais, c’est super intense, j’aîme (notez l’accent!) bien au final…
Louis-Jeanne du Tailletuile: Cela est moi mes amis! c’est mon plus moi-même sur un canvas de qualité supérieure. Le canvas lui-même est tissé par des paysannes afghanes. C’est hyper cher!
Marc-Aurèle Pissedru: Ouais… ton ADN est vraiment plus rose que le mien, mais j’aîme assez au demeurant.
Louis-Jeanne: c’est sûr mon coco, c’est moi, au demeurant!
Allez, on joue le jeu…
(Deux semaines plus tard, lors d’une autre soirée mondaine outremontoise…)
Marie-Édouard Dumoustillon : Imaginez donc, cha-ères amis que ce merveilleux tableau de Louis-Jeanne (absent ce soir-là)s’avère être un FAUX! (d’un ton et d’une attitude des plus condescendantes). Selon mon portier qui l’a appris de son beau-frère, lui-même portier de l’immeuble de Louis-Jeanne, le tableau présente rien de moins qu’une reprise d’une vulga-ère photo stock. C’est la femme du portier beau-frère de mon portier, elle-même femme de ménage de Louis-Jeanne qui a reconnu l’image. Elle l’utilise sur son blogue! (ajoute-t-elle presque’honteuse de connaître ce Louis-Jeanne).
Marc-Aurèle Pissedru, présent et sentant la soupe chaude car lui aussi propriétaire d’une oeuvre semblable : Mais, mais, mes amis, comment pouvez-vous savoir une ta-èlle chôse? Mon tableau, en tous les cas est véritâble, lui! C’est mon ADN. J’y reconnaîs ma-ême le gêne de mon accent outremontois! Ha, ha, ha ! (seul à rire)
Geneviève de la Mottepoilue, toujours en retard et entrant en trombe sur l’entre fait, annonce : Devinez ce que je viens d’acquérir cha-ères amis! Une pièce d’art tout à fait unique et des plus inusité…
Et tant qu’à faire littéraire:
Marc-Aurèle: Toutes ces oeuvres, mon cher Bernard-Gilles, sont des portes sur nos âmes tourmentées par tant de haine, tant d’envie…
Bernard-Gilles du Tréfondenbas: Oui, c’est cela, oui. Écoutez Marc-Aurèle, je n’aime pas être de mauvais augure, mais tout cela me rappelle le portrait de Dorian Gray.
[Rires nerveux d'ensemble]
T’es trop fort! Dorian Gray… J’avais entendu parlé qu’au Jésuites, dans une jeunesse lointaine…