juin
29
Ça y est. Le devant avant l’arrière! – 2 de 2
Classé sous : Rénovations
(…suite de la première partie)
Quelques minutes et deux pots d’eau plus tard, à bout de mots, je force comme un boeuf pour enlever les 4 x 4. pourtant un conseil m’avait été donné : « si tu t’équipes bien, tu n’auras pas à forcer sur rien. » D’mande pardons!?!
Un effort plus qu’humain, certes enthousiasmé par les cieux qui me regardaient avec de gros yeux, les deux poteaux étaient libérés de leur étau. Rapidement, je recoupe deux autres poteaux et les replace dans les encrages. Le cliquet aidant les deux nouveaux poteaux seront installés en moins de deux. Total de l’opération : 20 minutes. Tout est solide. Et au niveau.
Niaiseux.
Cherchez-moi, les deux poteaux (pas juste un. Les DEUX!) mesuraient 41 pouces. Ah ben mots d’religion et sacré de vocabulaire en l’air. Si j’avais été l’incroyable Hulk, je serais devenu rouge (oui, je sais. vert. Rouge, c’est pour l’image rage). (rappel aux lecteurs qui ont lu la première partie en diagonal, les poteaux devaient mesurer 44 pouces, pas 34, 44).
Bien serrés qu’ils étaient, c’est grâce au diable cette fois que j’ai pu arriver à mes fins. Je ne sais trop plus d’ailleurs ou j’ai fait virevolter les deux poteaux de 41 pouces. On me dit qu’ils ont créé un incident à NORAD.
Plusieurs jours se sont passés avant que je ne me remette à l’ouvrage. M’enfin, je m’y suis remis encore haletant de mon expérience humiliante de la semaine précédente. Je m’attaque donc enfin à la rambarde en angle.
Papier, crayons (gommes à effacer), rapporteur d’angle et trois pelletées de patience bien entassées, je débute. La rambarde prend vie. Une moitié est montée et installée en quelques heures de travail.
Retour à un état de fierté insoupçonné. L’angle est bon. Le joint est parfait.
Trois pas de recul pour mieux apprécier la chose avant de passer à la moitié gauche. Gauche que je suis. Je ne suis pas designer ou artiste ni de profession ni de compétence, mais ça ne prend pas la tête à Papineau ni le talent de Michelangelo pour voir que le tout est déséquilibré. Un grand trou en bas et une rampe toute crampée en haut. Trop haut, trop… trop pas beau.
Pas de religion au rendez-vous cette fois (ben quoi, tout de même). Juste une fierté insoupçonnée rapidement évaporée.
Retrait de la portion droite. Repos de quelques autres jours, le temps de considérer devoir reprendre la balustrade, racheter du bois chez Coupal et trouver une solution au problème d’angle et de hauteur. À l’aide.
Entre en jeu un deuxième personnage expert (le premier était Nicolas l’ingénieur) : Dominique le designer-menuisier-père-à-la-maison-et-homme-à-tout-faire-de-talent.
« T’as juste à _____ la rampe. Tu triches ici et là. Tu fais ceci et cela et hop. Fini. » (quoi, je ne vais quand même pas vous pointer tous les défauts!)
Pas de reprise de boulot, donc. Pas de nouvelle visite chez Coupal. On fonce vers le banc de scie pour faire la portion de gauche. Deux heures et tout est fini, l’apprenti menuisier aussi. Le compromis a réussi.
Je suis content –surtout après avoir été tant con (ok, elle était facile). Ma blonde aussi (que je sois content aussi, je crois!).

TADAM!
Commentaires
3 réponses à “Ça y est. Le devant avant l’arrière! – 2 de 2”
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Bravo François!
Je me sens épaulé. Merci Chrystian!
[...] Pas calmé du tout, j’entreprends de vive voix d’enlever ces deux beaux poteaux de 34 pouces de haut. Et vous devrez aller lire le reste sur la prochaine entrée. [...]